Parmi les hontes nombreuses de la République, le galvaudage de la Légion d'honneur, transformée par la bêtise de nos souverains successifs en annexe de la presse
people.
Dans la promotion de l'an neuf, donc, outre quelques choix justifiés pour ne pas faire perdre tout à fait son sens à l'institution (Simone Veil, Yvette Farnoux, etc.), une flopée d'aberrations de
bon aloi (Michel Leeb, chevalier !), beaucoup de copain-par-ci-copain-par-là (Arnaud Lagardère, Michel-Edouard L., Jérôme Seydoux, tout ce que vous voulez), et trois littéraires : Le Clézio,
François Cheng et Alain Finkielkraut.
Mais que ne voient-ils, ces trois-là, que le voisinage chaque année plus terrifiant dans quoi une Légion d'honneur vous place en fait une humiliation pire, bien pire qu'aucun prix littéraire ?
Voilà donc notre Finkielkraut, ruban sur le veston. Et qui protestera à toute force, ensuite, qu'il n'est l'affidé d'aucun, qu'il ne
roule pour personne, qu'il pense
librement,
etc.
Les verges pour se faire battre, vraiment !