La vente du siècle

Publié le par La Vipère



Fatigante, cette passion médiatique pour la vente Bergé / Saint-Laurent.

Le premier partout, dissertant sur sa vie parmi les oeuvres, la page qui se tourne, etc. Et les journalistes fascinés de méditer ses paroles, à genoux devant tant de richesses.

Dans Libération ce jour, la une et le dossier des premières pages, rien que ça !

Un ronchon aimable, tout de même, que nous débusquons dans les blogs de Libé : Sorin, qui mérite d'être cité ici, par goût de la note enharmonieuse :

Ebloui par le talent de batteur d’estrade de Pierre Bergé [...] on s’est peu interrogé sur la valeur historique de sa collection. Il suffit de voir les nombreuses photos des pièces où il gardait ses tableaux et ses objets, pour penser qu’il était, avec YSL, plus un grand chineur qu’un collectionneur visionnaire.


Ah ! C'est peut-être faux, mais c'est agréable à entendre. 


On pourra citer Ambroise Vollard, Daniel Kahnweiler, Leo Castelli, Yvon Lambert… pour estimer que cette «vente du siècle» n’aligne que des œuvres très sages. Le Brancusi (prononcer «Bran- couche» pour faire chic), noyé dans les bibelots [sur la photographie ci-dessus, avec une loupe, on prend conscience de ce que l'image de la noyade n'est pas, précisément, une image, ndlv], sur fond de papier peint, a même triste allure [...] Je regarde le catalogue écrasant de la vente Bergé-YSL. Il me donne envie de fuir, d’aller à Madrid pour mater la Maja desnuda ou à Haarlem où nous attendent les effrayantes Régentes peintes par Franz Hals. Tout plutôt que d’aller faire la queue au Grand Palais pour contempler des reliques.


Quel mauvais plaisant, ce Sorin.
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WOMBAT 22/02/2009 09:51

Entièrement d'accord avec le Sorin en question, par contre mieux vaut un plat classique magistralement exécuté qu'un essai flamboyant immangeable