La République casse-t-elle des briques ?

Publié le par La Vipère



A force, on va finir par le prendre en grippe, ce mot - pourtant beau, et si important en philosophie politique depuis le dix-huitième siècle.

République, républicain.

Il y a quelques semaines, Calixte Plagiala se félicitait à la télévision de parler un "français républicain". (Sa définition du petit-nègre qu'elle écrit, apparemment). Comprenait qui pouvait.

Aujourd'hui, c'est la voix la plus fatigante de la bande FM, celle de Demorand, qui défend Stéphane Guillon en lâchant : "Stéphane Guillon reste dans le cadre du rire républicain". Comprenne qui pourra.

Et demain ? Demain, je ferai une note républicaine sur un sujet républicain. Je parlerai du roman républicain de François Bégaudeau, de manière ultra-républicaine. J'irai manger un plat républicain dans un restaurant républicain - la dernière tendance, républicaine en diable. Je lirai la presse républicaine, mettrai un jean républicain et prendrai une douche républicaine en chantant la République. Je fonderai une maison d'édition nommée "La République", où j'éditerai des essais républicains de Nicolas Demorand corrigés par Calixte Beyala, avec les dents républicaines d'un Guillon tout sourire républicain en couverture. Ce sera républicant !
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Paul Itiquement-Correct 18/03/2009 15:43

L'emploi du terme"petit-nègre" n'est-il pas malheureux ? quelle que soit la rente victimaire dont se prévaut la plaintive ...