Mardi 14 avril 2009
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Suggestion de William Marx, dans
Vie du lettré (Minuit, dans la collection adéquatement nommée "Paradoxe") :
En 1919, on recensa 450 écrivains français "morts pour la patrie", soit beaucoup plus de 450 livres qui ne virent jamais le jour. A côté des cimetières militaires
devraient se dresser les bibliothèques des ouvrages qui ne furent jamais écrits et dont les auteurs reposent sous la dalle.
Des bibliothèques de livres non-écrits. C'est joli. On déambulerait respectueusement dans ses rayons pour trouver des sujets, un peu datés sans doute, mais exploitables. On y lirait un essai de
Péguy écrit vers 1925 et le dernier roman d'Alain-Fournier, paru en 1930. Et notre image d'eux, peut-être, serait changée.
Par La Vipère
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