Fête du travail
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N'est-ce pas beau, ces milliers de manifestants qui défilent pour dire leur soutien à l'émission de Daniel Picouly sur France 2, qu'on dit menacée ? Ah ! Mais non. C'est pour tout autre chose : le premier mai.
Café littéraire ne mérite peut-être pas l'union syndicale, mais enfin, il serait dommage qu'il disparaisse si vite. Il y a eu quelques beaux plateaux - pas toujours, évidemment, et des aberrations (l'heure et demie avec BHL et Houellebecq, était-elle utile ?) ; mais tout de même. Et puis, c'est une question d'équité : C.L. est tellement mieux que Campus et ses suites qu'il serait injuste qu'il soit viré au bout d'un an alors que les seconds ont tenu des années.
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Le premier mai, un écrivain chôme-t-il ? Devoir pour lundi : établir une liste des auteurs qu'on emprisonnerait bien dans une fête du travail perpétuelle.
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Grippe mexicaine ! La pandémie menace ! C'est le début de la fin du monde ! Et nous sommes là qui nous passionnons pour l'actualité, la mousse sur la vague, la prochaine rentrée littéraire, alors qu'il ne nous reste peut-être plus que quelques semaines à vivre ! Ne plus lire que des classiques, des chefs-d'oeuvre certifiés ! Ne plus s'alimenter qu'au "Bon roman", la librairie de Laurence Cossé !
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Intéressant dossier dans l'Express sur les polygraphes, les "forçats de la plume", les omniprésents - Gallo, Onfray, et même Camus (71 livres depuis 1975). Michel Onfray : "Je travaille vite et beaucoup [c'est donc ça !], je ne prends pas de vacances, je ne pars pas en week-end". Une voix, au fond à gauche : "Bah c'est pas la peine de te sacrifier comme ça, tu sais".
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Parmi les bêtises lues ici et là, certaines nous concernent ! On en rougit.
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